C’est une année difficile, voire éprouvante pour les tchadiennes et tchadiens qui s’achève. Tout au long de cette année qui se termine, les citoyennes et citoyens sont confrontés à plusieurs problèmes. D’abord, la crise sanitaire due à la pandémie du coronavirus ou covid-19  qui a profondément affecté la vie socioéconomique de la population ! Dès l’apparition de cette pandémie en décembre 2019, en Chine, avec l’annonce du premier cas au Tchad, le 19 mars 2020, le gouvernement tchadien à l’instar des autres pays a pris des mesures  draconiennes : fermetures de frontières aériennes et terrestres, couvre-feu, port obligatoire de masques ou cache nez, fermetures des lieux de cultes, des marchés, des écoles, collèges, lycées et universités. Des mesures qui ne sont pas sans conséquences sur la vie socioéconomique de la population.

 Ensuite, l’année 2020 qui se termine, reste également marquée par les inondations tant à N’Djamena, la Cité capitale, que dans certaines villes du pays, occasionnant des pertes en vies humaines et matériels. Ainsi, le débordement des eaux des fleuves Chari et Logone ont causé des dégâts matériels énormes dans la Commune du 9ème arrondissement municipal de N’Djamena. Plusieurs ménages se sont retrouvés sans abris. C’est une situation terrifiante que vivent certains habitants de cet arrondissement qui continuent à loger sur des sites de fortune et sous des intempéries. Sur tout autre plan, l’année 2020 a vu la révision de la constitution de la République du Tchad, promulguée le 14 décembre dernier par le Président-Maréchal. L’introduction de poste de vice- présidence, la création du parlement bicaméral, avec le Sénat sont les principales innovations de ces révisionnistes ou ‘’tailleurs’’ de la constitution, selon les désidératas du Président Maréchal, IDRISS DEBY ITNO. Autres faits marquants, ce sont les récurrents et sanglants conflits intercommunautaires, mieux, le sempiternel affrontement entre agriculteurs et éleveurs. Des milliers de tchadiennes et tchadiens ont perdu leur vie dans ces conflits. Ce sont là, entre autres les faits qui ont marqué l’année 2020 dont les lampions s’éteignent progressivement. Mais l’on se demande à quelle déclaration les Tchadiennes et Tchadiens peuvent-ils s’attendre du Président Maréchal qui nous a habitués depuis trois décennies à la tête du pays à chaque fin d’année ? La rédaction de la FM liberté informe ses aimables auditeurs qu’à partir de cet éditorial, elle va observer une trêve de quelques jours avant de le reprendre, s’il plait à Dieu. Bonne et Heureuse année 2021 !

EDITO DU 28/12/2020