Ce qui s’est passé ce samedi 05 décembre 2020, sur les deux ponts enjambant le fleuve Chari reliant N’Djamena la capitale aux quartiers périphériques dans le 9ème arrondissement mérite qu’on y revienne. C’est une situation inextricable vécue par les usagers de ces ouvrages, dont l’un est plus vieux que l’autre. De nombreux automobilistes, des motocyclistes et des piétons se sont retrouvés bloqués, voire coincés de part et d’autre pendant plusieurs heures sur les deux ponts. La cause, un gros porteur en provenance de N’Guéli, via Kousseri, ville Camerounaise frontalière avec la capitale N’Djamena est tombé en panne vers 16heures sur le pont à double voie, créant ainsi un embouteillage monstre. Les conducteurs d’engins à deux et quatre roues avancent difficilement. Ceux qui habitent de l’autre côté de la rive et vice versa veulent coûte que coûte traverser. Mais, c’était une véritable situation d’impasse. Les éléments de la Compagnie d la circulation routière (CCR) en faction au rond-point du pont à double voie étaient débordés. Les étudiants de l’Université de Toukra qui rentraient à bord de leurs bus sont également bloqués. En bons citoyens, ils sont obligés de mettre la main à la pâte en prêtant mains fortes aux éléments de la Compagnie de la circulation routière pour réguler la circulation qui était loin d’être fluide. Ce n’est qu’aux environs de 23heures que les éléments de la Brigade de la circulation routière ont réussi à libérer le passage permettant aux uns et autres de regagner leurs domiciles. Ce spectacle désolant n’est pas le premier du genre. D’ailleurs ce lundi 07 décembre 2020 aux environs de 8 heures, une situation similaire s’est produite sur le pont à double voie. La circulation était bloquée pendant quelques minutes. Un véritable chassé-croisé qui a fait tendre les nerfs à certains usagers pressés de se rendre à leurs lieux de travail. Selon certains, cet embouteillage sur le pont à double voie dit pont de l’unité, est dû au non-respect de la mesure prise par les autorités communales, l’interdiction aux véhicules gros porteurs de ne circuler qu’à partir de 22 heures. Mais cette mesure qui devrait permettre la fluidité de la circulation sur l’unique pont où il est permis aux véhicules à quatre roues d’emprunter est violée par la plupart des pontes du régime.  N’Djamena, la cité capitale compte plus de deux millions d’habitants. La ville de N’Djamena ne cesse de s’agrandir. Et les décideurs de ce pays manquent de vision, et de planification. C’est une navigation à vue dans tous les sens. Pourtant, il est admis que et je cite : ‘’Gouverner, c’est prévoir’’, fin de citation. Peut-être que la fluidité de la circulation sera assurée avec la finition des travaux de construction du nouveau pont à proximité de l’ancien pont de Chagoua.

EDITO DU 07/12/2020