Faire émerger l’entrepreneuriat et la jeunesse tchadienne de la meilleure des manières, c’est un défi mais aussi une « question à se poser pour faire développer l’écosystème entrepreneurial ». Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Routouang Mohamed Ndonga Christian, n’a pas manqué de le rappeler mardi, lors d’échanges avec le cercle de réflexion de convergence économique à N’Djamena.

« Un entrepreneur c’est un ensemble de plusieurs opportunités, plusieurs autres mécanismes qui le construisent. (…) Avoir plusieurs ministères qui appuient l’entrepreneuriat ou bien la jeunesse, c’est plutôt un atout parce que ces mêmes entrepreneurs peuvent mobiliser des ressources aussi bien au sein du ministère de la Jeunesse, de la Formation professionnelle ou autre département », a indiqué Routouang Mohamed Ndonga Christian.

« Il faut accepter qu’à la base, on n’a pas toutes les compétences »

Évoquant l’aspect formation, le ministre a précisé que pour se dire entrepreneur, il faut accepter qu’à la base, on n’a pas toutes les compétences. Ce qui implique d’aller chercher ces compétences. « Celui qui a sept millions et qui se lance dans l’agriculture, sans pour autant demander comment on fait l’agriculture, ce n’est ni la faute du gouvernement, ni la faute d’un incubateur, ni de ses propres parents. C’est sa faute à lui-même. »

D’après le ministre, « ce qui est demandé à l’incubateur c’est de pouvoir proposer des contenus qui attirent ces jeunes vers eux ». Il a appelé à s’imposer par le travail bien fait.

« Le gouvernement en réalité, s’il doit réfléchir, il réfléchit pour sa population, pour sa globalité« , a ajouté Routouang Mohamed Ndonga Christian.